textes













A propos de l'exposition "Fois deux"

Entre l'oeuvre de Loredana Rancatore et celle de Caroline Cassel, c'est comme si la sculpture et la peinture en se rencontrant échangeaient leurs propriétés.
Les sculptures de loredana posent en quelque sorte des questions de peinture: tension forte au sein d'un cadre, matière portant comme la trace d'un mouvement comparable à celui de la touche. 
Dans les premières oeuvres d'ardoise, le volume tend à l'intériorité, comme un espace du dedans qui se trouverait transposé en surface. Les formes géométriques fondamentales sont complexifiées par un travail de texture, d'une matière crénelée, stratifiée, assemblée à partir de brisures d'ardoise. 
Surfaces planes où se recoupent différents plans qui créer une impression de mouvement, évoquant alors les plissements tectoniques de la lithosphère. C'est un travail d'où la couleur est exclue mais qui possède sa propre vibration monochrome, une absorption du regard et presque du toucher, sensation haptique autant qu'optique.
En apparence, la blancheur et la planéité de surface des "Polyêtres" contrastent avec ces premiers travaux, mais c'est encore ici un mouvement qui s'ébauche: après la stratigraphie, une diagonale dans l'espace pour ces lignes cette fois nettes mais aux multiples replis.

Boris Monneau, A bras le corps, extrait.



















Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire